lettre après lettre, l'histoire s'en mêle

les dérives de Cécile…

 

un pas vers la débauche 11 novembre 2015

Classé dans : pelle méle — precipice @ 8 08 32 113211

Il embrasse mon cou, mordille mon lobe. Je tressaillis au contact de ses larges mains qui dessinent le galbe de mes hanches et s’insinuent sous le lin de mon apparat. Je suis intimidée, mais être abusé ainsi m’excite. Il saisit fermement mes fesses, les malaxe adroitement délimitant un périmètre graveleux du rebond de mes hanches à mon fondement bordé de fronces. Mon corps se joue de mes pensées, il n’en fait qu’à sa guise. J’ondule, je serpente sa cuisse comme une femelle en chaleur contre son sexe. Il y a cette effervescence grandissante dans mon bas-ventre, donnant à mes gestes, une certaine effronterie qu’il semble apprécier. Encouragée, ma main malhabile caresse son mât penché sous son pantalon, qui ne demande qu’à dresser les voiles. Ses caresses appuyées ne semblent pas vouloir se contenter d’une petite mise en bouche, car ses doigts s’aventurent entre les vallées de mon intimité. La table est mise, les couverts sont aiguisés, il ne manque plus qu’à croquer à pleines dents le met. Ses baisers dans mon cou deviennent plus incisifs. Sous ses crocs, la chair de poule envahit ma peau. Il tombe à genoux, relève le bas de ma robe, écarte hâtivement la barrière de coton. Il me renifle comme un porcin cherchant une truffe, ces doigts dégagent un sillon pour y déposer sa langue brûlante et humide. Rien ne sera plus comparable à ce nouveau plaisir et certainement pas ses caresses furtives, auxquelles je m’adonne en solitaire. La pose suggestive et un outrage, mes jambes écartées offrent une vue imprenable sur ma vulve mise en avant. Je suis honteuse et n’ose croiser son regard. C’est une découverte, un tremblement de terre soulevant mes attentes au bord d’un abîme d’assouvissement. Je frémis, je gémis, moi la pudique, offrant mon sexe aux lèvres charnues à sa bouche avide de plaisir. Il me goûte, m’aspire, titille le cabochon de mon quartz rosé incrusté au calice de ma virginité. Il le façonne, le polit avec tant de douceurs. Je suis de guimauve, je glisse et me tords, tenant sa tête entre mes mains, pour qu’il ne cesse point.

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le trésor 9 novembre 2015

Classé dans : pelle méle — precipice @ 18 06 04 110411

Un soir, alors que ma bouche murmurait à son oreille, j’ai découvert son grain de beauté. On aurait cru, qu’il fut suspendu à l’une de ses boucles de cheveux, un confident pas plus gros qu’une coccinelle, que je baisais comme un trésor.

Que pourrais-je dire de ses longues mains délicates, si ce n’est, les frémissements qu’elles éveillaient lorsqu’il m’effleurait ; mais ces réminiscences éraflent davantage ma peine…

Je chasse pour un temps je le sais, son image et me réfugie dans mon petit logis tapissé de mélancolie exacerbée.

C’est mon antre, la continuité de mon emprisonnement mental, j’y étouffe mes pleurs, ravale ma douleur m’accrochant à ce lien brûlant qui nous a unis.

Nuit après nuit, je me consume et dès l’aurore, je souffle sur les cendres souhaitant effacer le remords.

 

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le mal d’amour 8 novembre 2015

Classé dans : pelle méle — precipice @ 19 07 51 115111

Je le regarde étendu sur le flanc tel un dieu, un conquérant.

Il est si beau, si émouvant. En cet instant, je souhaiterais que nos battements saccadés, s’interrompent sur-le-champ,

emportant dans l’éternité mon amour démesuré, quoique égoïste, afin qu’il ne soit, qu’à moi.

Mon âme éventrée suppure d’une nouvelle maladie, une de celles dont le remède n’existe pas : je souffre !

Je souffre d’amour.

J’endure ma pénitence en silence, priant de n’être jamais guérie.

Je me penche et dépose un baiser sur son épaule, humant l’odeur enivrante de sa peau.

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champagne

Classé dans : pelle méle — precipice @ 19 07 49 114911

Les coupes tintent et j’amorce la première gorgée d’un pétillant ravissement, trépignant sur ma langue.

C’est incroyable, tout est fait pour que ce breuvage soit celui de l’amour.

En portant la coupe à mon oreille, je peux me mélanger au cordon de ses fines bulles remontant à la surface. Elles me chantent une douce sérénade.

C’est comme un bruissement d’étoffe, le murmure d’un secret inaudible partagé d’un verre à un autre,

et dans cette atmosphère capiteuse, mon corps débarque sur la terre inexplorée d’un échange amoureux.

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